Rosalie

Rosalie
Contrairement à la baïonnette anglaise et allemande, la baïonnette française n'est pas une lame, mais une pique cruciforme et très pointue qui peut s'avérer redoutable.

Sa forme "ergonomique" est prévue pour que le combattant fasse un quart de tour vers la gauche avec son fusil avant de ressortir la baïonnette du corps de son ennemi. Ceci est censé provoquer une hémorragie interne qui ne laisse aucune chance de survie à l'ennemi. Il faut dire que la doctrine de guerre française en 1914 était : "seul le mouvement en avant porté jusqu'au corps à corps est décisif et irrésistible".
Toutefois, il faut se garder d'exagérer son importance dans le combat. Lors des corps à corps, épreuves redoutées entre toutes par les soldats même vétérans, dont les témoignages rapportèrent que l'angoisse était presque insupportable quand retentissait le fameux ordre de "baïonnette au canon", la baïonnette ne tarda pas à montrer ses limites dans l'environnement confiné des tranchées. Les soldats mettaient trop de temps à la sortir du corps de leur ennemi, et c'était prendre de gros risques au milieu d'une mêlée générale.
De plus, rendus dans la tranchée, les fantassins avaient le plus grand mal à man½uvrer un objet aussi long. La baïonnette française étant inutilisable à la main, c'est donc tout naturellement que les soldats remplacèrent progressivement les baïonnettes par des outils portatifs comme les pelles de tranchée et des casse-têtes de bois ferré appelés "massues de tranchées".

Quant aux troupes d'assaut spécialisées dans le "nettoyage de tranchées", qui se créèrent à partir de 1915, elles optèrent pour le revolver, la grenade et le couteau de tranchée.
En ce qui concerne le surnom de " Rosalie ", inventé par les chansonniers dans la veine du comique troupier, il fut très modérément employé par les Poilus. Il faut en effet être un amuseur public de l'arrière pour s'imaginer que le fantassin considère sa baïonnette comme une compagne et lui donne un surnom affectueux en conséquence.

Le premier modèle de 1886 mesure 638 mm avec un poids de 460 g. Il possède un quillon arrondi en haut du manche. Elle est portée sur le côté gauche du ceinturon.

# Posted on Thursday, 14 September 2006 at 5:48 PM

Edited on Wednesday, 20 September 2006 at 2:39 AM

revolver MAS 1892

revolver MAS 1892
Ce revolver fut conçu pour tirer la cartouche de 8 mm à poudre sans fumée inventée en 1886
par le chimiste français Pau Vieille.
On le retrouva dans les étuis des soldats français durant les deux guerres mondiales.

Spécifications techniques
Type Revolver
FonctionnementDouble action
Calibre et/ou munition8 mm
Chargeur 6 balles
Précision Moyenne
Masse
Longueur 239 mm / canon: 114 mm
Vitesse initiale210 m/s

# Posted on Thursday, 14 September 2006 at 5:57 PM

La guerre vue par les officiers

La guerre vue par les officiers
La France et l'Allemagne disposaient de forces d'active sensiblement comparables et pouvaient mobiliser rapidement un million de réservistes.
Les plans des états majors prévoyaient une guerre offensive et courte.Cette illusion prévalut au cours des premieres semaines du conflit.Les militaires étaient persuadés que l'action offensive de l'infanterie et l'énergie morale des hommes seraient decisives.

# Posted on Monday, 18 September 2006 at 5:19 AM

Edited on Monday, 18 September 2006 at 6:39 AM

suite

suite
Les soldats allemands,avec leur uniforme feldgrau (vert de gris),étaient équipés de manière plus adaptée que les français en pantalon rouge,mais le manque de casque éfficace dans les deux armées montre bien a quel ppoint on sous-estimait les effets du feu.

# Posted on Monday, 18 September 2006 at 6:44 AM

mort d'un mythe:le guerre courte.

mort d'un mythe:le guerre courte.
Dès le début de la Grande Guerre, les mauvaises surprises s'accumulent, la surprise des surprises étant celle du feu : on avait tout prévu sauf l'emploi massif en première ligne des pièces allemandes d'artillerie lourde et l'emploi des mitrailleuses en tir croisé. Les ordres basés sur l'attaque à outrance sous-estimant la puissance et l'organisation des armées allemandes, conduisent inévitablement à l'échec de l'offensive en Alsace et à la défaite de la France dans la bataille des frontières.

A l'ouest,les francais(3 600 000 hommes mobilisés) avaient appliqués le "plan XVII" sous le commandement en chef de Joffre.Ils attaquèrent en direction des "provinces perdues" de 1870,mais le corps de bataille français se heurte à une résistance adverse éfficace et meurtrière.
La prise de Mulhouse reçue dans l'enthousiasme,sera sans lendemain.


photo:marechal Joffre

# Posted on Monday, 18 September 2006 at 7:04 AM